2018-10-12

14 SEPTEMBRE : A LA DECOUVERTE DE SITES REMARQUABLES EN PAYS LOUDUNAIS















Prieuré Saint-Jean au Bas-Nueil (commune de Berrie),
son origine rermonte au XIIème siècle et son histoire
se termine, après maintes péripéties, dans un musée du
Massachussettes.





















A l'écart des routes fréquentées, l'église évoque
indéniablement le XIIèmpe siècle. Son narthex
est caractéristique, et le gisant de Guillaume
du Rivau repose entre ses murs.

















Le manoir de Chandoiseau : construit au XVème siècle,
d'illustres familles en firent leur demeure, en particulier
Jean Odart, chambellan de Charles VII, et Jacques
de Sainte-Marthe, médecin de Henri II, François II
et Henri III.
Après une longue période d'abandon,depuis une douzaine
d'années, M. Antoine Richard redonne vie au manoir
 d'une façon irréprochable.

















La Cour aux Moines : sous un logis du XVème siècle
se trouve un site troglodytique monumental qui couvre
une surface de plus de 1000 mètres carrés.
A site exceptionnel, propriétaire exceptionnel :
Jean-Bernard Rousseau a consacré des dizaines
d'années à déblayer ce site et à remonter à la surface
des tonnes de pierres à l'aide de brouettes.

2018-07-15

DES SAINTS ET DES ANGES, LES PEINTURES DE LA CATHEDRALE DE POITIERS

               En partenariat avec Les Récréations Châtelaines

                             CONFERENCE le 15 juin
                          par Mme C. Andrault-Schmitt,
                   historienne  de l'Art, université de Poitiers

L'ensemble des peintures murales de la cathédrale était connu,
tant par les observations faites au XIXème siècle que par les
sondages réalisés en 1990. Mais il a fallu préalablement
s'assurer de l'étanchéité du lieu. Aussi le dégagement a-t-il été
accompagné par les restauration des voûtes et des vitraux ;
et la coordination des praticiens autant que le suivi par un
comité scientifique ont nécessité des protocoles lourds.

De fait, les sujets représentés, leur mise en scène, la
préciosité des couleurs, l'attention portée aux vêtements
et coiffures, la suavité des lignes vont bien au delà des
attentes, en révélant une des plus beaux programmes
de peinture murale du gothique rayonnant.
En cette fin du XIIIème siècle, dans une ambiance politique
préparant la papauté d'Avignon, les évêques et les
chanoines du lieu avaient les moyens intellectuels et
financiers nécessaires pour pouvoir commanditer les
meilleurs artistes du temps.

Il s'agissait de circonscrire un oratoire à vocation dévotionnelle
et funéraire, notamment en disposant sur la voûte des
sujets dogmatiques sur des fonds alternativement rouges et bleus
parsemés d'étoiles métalliques dorées. Mais au passage on
modernisait les formes d'un bâti vieux de 100 ans par des
jeux de faux vitraux et des architectures feintes. Ce qui
n'empêche pas une intégration parfaite dans l'ensemble de
l'édifice, grâce à l'évocation de motifs propres à cette
cathédrale et surtout grâce à un accord entre architecture,
sculpture et peinture, spécifique à Poitiers.


2018-06-22

NOTRE-DAME-LA-GRANDE à POITIERS

           En partenariat avec Les Récréations Châtelaines

              Le 15 mai, visite de Notre-Dame-La-Grande
      commentée par Mme Sophie Bozier, historienne de l'Art

















Trente personnes avaient fait le déplacement pour
écouter Sophie Bozier et découvrir les trésors de cette
église.


















Notre-Dame-La-Grande est une église romane dont la
façade est un chef-d'oeuvre unanimement reconnu
dans l'art religieux de cette époque. La façade, colorée à
l'époque, est structurée d'arcatures et encadrée de deux
tourelles. Elle comporte des statues d'apôtres et d'un
pape. Plus haut, le Christ dans une mandorle.
Sous les arcatures on distingue une frise ornée de
scènes bibliques particulièrement intéressantes à
examiner.
















Le plan de l'église se compose d'une nef centrale,
qui remonte au XIème siècle, avec des collatéraux
très élevés. Les colonnes et les voûtes ont été repeintes
avec des motifs romano-byzantins au XIXème siècle.

















Mais des fresques romanes subsistent au dessus du choeur.
Elles datent du XIIème siècle et seront peut-être restaurées.













2018-04-10

22 MARS : A LA RENCONTRE DE L'ACADIE

La première étape de notre sortie était La Maison de l'Acadie
à La Chaussée. Elle présente l'histoire des familles du Loudunais
parties au XVIIème siècle pour fonder une colonie agricole
en Nouvelle France.














L'objet de l'association de  La Maison de l'Acadie concerne
les recherches généalogiques des familles acadiennes et
aussi l'animation de l'histoire acadienne. Nous sommes
reçus par Mme Touret, présidente, qui nous rappelle
l'épopée qu'a subie ce peuple aux XVII et XVIIIème siècles.

En début d'après-midi, déambulation commentée dans
les rues de Châtellerault où les Acadiens firent halte,
de retour en  France et avant de s'installer dans les
fermes de la Ligne Acadienne.

Enfin, découverte de la Ligne Acadienne :
En 1772, le marquis de Pérusse des Cars
 propose d'établir sur ses terres1500 Acadiens.
Il fait bâtir 57 fermes le long d'une voie toute droite
aux environs d'Archigny situé à une trentaine de km
de Châtellerault.















Reçus par des descendants d'Acadiens, nous visitons
l'église Saint-George. Un peu plus loin, le musée acadien
où l'on découvre une pièce d'habitation meublée d'époque,
l'étable et la grange dans laquelle l'épopée tragique du
peuple acadien est racontée à travers un film et de très
nombreux documents.























2018-03-31

ASSEMBLEE GENERALE - 14 MARS 2018

L'assemblée générale réunissait une vingtaine de personnes
 à la mairie de Loudun.
                           Activités de l'année 2017
Chapelle souterraine de La Québrie : Alain Tabutiaux
a présenté cette année une video-projection consacrée
à la chapelle. Il en a rappelé l'historique et a donné des
informations très intéressantes sur la carrière au fond de
laquelle elle se trouve. Par ailleurs, le conseil municipal
a donné son accord pour que la commune soit partie
prenante dans ce projet. Nous espérons franchir en 2018
un étape qui nous permettra d'envisager les travaux de
restauration et la recherche des fonds.

Conférences en partenariat avec les Récréations Châtelaines,
sous l'égide de l'Université Inter-Ages de Poitiers : nous
avons proposé, pour la quatrième année, une série de
six conférences d'excellente qualité.

Sorties : une journée à Limoges en mai, découverte de
Chauvigny en septembre.

                             Projets pour 2018

Actions pour la sauvegarde de la chapelle de La Québrie.
Six conférences en partenariat avec les Récréations
Châtelaines et une sortie culturelle.
Deux sorties culturelles pour l'association.





2018-03-10

MOLIERE ET LA MUSIQUE

      En partenariat avec Les Récréations Châtelaines

                     
                 CONFERENCE le 5 mars 2018
         par M. Philippe Caron, linguiste, université de Poitiers


On sait mal que dans la famille maternelle de Molière, il y a
plusieurs musiciens de renom, dont certains, comme son oncle
Mazuel, faisaient partie des violons du roi. La musique fait
partie de sa vie dès l'enfance.

A partir du retour de la troupe à Paris, il va chercher à créer
un spectacle total, dans lequel la danse et la musique qui
plaisaient tant au roi, se mêleraient au dramatique.  En faisant
peu à peu évoluer le ballet de Cour, Lully et Molière fondent
de plus en plus la trame dramatique et le ballet.

La suite est connue : au moment où les deux Baptistes
(Molière et Lully) amènent cette idée à son plein achèvement,
Lully se débarrasse de son partenaire, demandant au roi un
privilège d'exclusivité sur toute représentation qui comprendrait
plus de deux musiciens et de deux violons. Molière, dont
l'idée est désormais privée des moyens nécessaires à sa
réalisation, n'obtiendra qu'une exemption partielle de ce
privilège.

La conférence, illustrée d'intermèdes musicaux, montra
à la fois le Molière d'avant cette trahison, le partenaire
de Lully et le Molière d'après.

               

2018-01-02

L'église Notre-Dame-la-Grande, de la Révolution à nos jours



            En partenariat avec les Récréations Châtelaines

                           Conférence  le 27 novembre
               par Mme Sophie Bozier, historienne de l'Art


Après la tourmente révolutionnaire, certains monuments
sont saccagés, voire détruits, de nombreux autres vendus
comme biens nationaux. Mais c'est également l'époque de
l'émergence d'une véritable prise de conscience envers
le patrimoine monumental.
Monument emblématique de la ville de Poitiers, classée
depuis 1840, l'église Notre-Dame-la-Grande a traversé
les épreuves du temps grâce à d'importantes campagnes
de restaurations, qui s'échelonnent depuis le début
du XIXème siècle jusqu'à nos jours, assurant sa sauve-
garde et sa mise en valeur, dans un quartier complètement
repensé.

2017-11-02

Les marins explorateurs et botanistes de l'Ecole de la Marine de Rochefort

        En partenariat avec les Récréations Châtelaines

                         Conférence le 16 octobre
      par Mme Frrançoise Thibaut, université de Poitiers

Le site de Rochefort fut créé dès 1660 et connut un
spectaculaire développement. Par le biais de trois
personnages remarquables, l'épopée de la marine
française du XVIIème au XIXème siècle nous fut contée.

Jean-Charles de Borda : 1733-1799, mathématicien,
physicien et navigateur - à qui l'on doit en particulier
le cercle de Borda, instrument inventé pour faire le point
en mer.

Nicolas Baudin : 1754-1804, marin,cartographe, explorateur.
Il entreprit de nombreux voyages aux Antilles et autour
des terres australes. Il constituera la base des premières
collections du Museum d'Histoire Naturelle à Paris.

Hyacinthe de Bougainville : 1781-1841.
Il dirigea une expédition du tour du monde de 1824 à
1826 et en publia le récit.

2017-10-23

30 SEPTEMBRE : UNE JOURNEE A CHAUVIGNY


























L'église Saint-Pierre-les Eglises est située dans un
cimetière d'origine mérovingienne comme l'attestent
les sarcophages qui y sont conservés.
L'intérêt de cet édifice réside dans son abside préromane
construite en petit appareil et revêtue à l'intérieur
d'un ensemble de fresques carolingiennes.

Après un déjeuner savoureux et sympathique, nous
visitions la cité médiévale.



















Le donjon de Gouzon, consolidé et restauré, abrite
un espace d'archéologie industrielle sur quatre
niveaux. C'est le seul élément qui subsiste du
château du XIIIème siècle. Il fut acquis par les
évêques de Poitiers, seigneurs de Chauvigny,
vers 1350 et fut ruiné en 1687.
























Le château des Evêques est une forteresse
attestée dès 1025. Elle demeura la propriété
des évêques jusqu'à la Révolution.
Réaménagée au Moyen Age, elle fut abandonnée
au XVIIème siècle, vendue comme bien national
et servit ensuite de carrière de pierre.
























Enfin, la collégiale Saint-Pierre, au coeur de la cité
médiévale, construite au XIIème siècle, figure
parmi les fleurons de l'art roman. Le chevet
frappe par l'harmonieux étagement des volumes
et par la richesse du décor sculpté.

On reste stupéfait devant la richesse du patrimoine
de cette petite ville toute proche de la nôtre.
Comme on peut l'imaginer, le retour fut assez
tardif et les indices de satisfaction unanimes.

Disons encore que cette journée fut particuliè-
rement intéressante grâce à la présence de
Mme Marie-Claude Chaboisseau, guide-
conférencière à l'office de tourisme de Chauvigny,
qui a enchanté les participants par son dynamisme
et l'étendue de ses connaissances.







                             





L'HOMME, UN ANIMAL COMME LES AUTRES ?





                En partenariat avec les Récréations Châtelaines

                                    Conférence le 26 juin
 par Mme Sophie Beltran-Belch, maître de conférence en biologie

A l'aide d'exemples pris dans la littérature, cette thématique a
pour objectifs d'expliquer dans un premier temps la théorie
de l'évolution biologique, de mieux comprendre pourquoi la
biologie évolutive humaine a longtemps été un sujet tabou,
en France et ailleurs (créationnisme vs évolutionnisme ;
lamarckisme vs darwinisme ; eugénisme) et enfin,
d'essayer de voir en quoi l'Homme peut être vu et
parfois analysé comme un animal comme les autres.
Plusieurs points ont été abordés : application de
la biologie évolutive en médecine, en alimentation et
en agriculture.
























2017-08-15

30 MAI : UNE JOURNEE A LIMOGES

La gare des Bénédictins à Limoges

















Implantée de manière originale au-dessus des voies,
cette gare est achevée en 1929. Construite en béton
armé recouvert d'un parement calcaire et couronnée
d'un dôme en cuivre, sa silhouette originale dominée
par un campanule est devenue emblématique de Limoges.
Les verrières et les sculptures de l'entrée principale
présentent les symboles du Limousin ainsi que les régions
desservies par l'ancienne Compagnie Paris-Orleans.










Après un déjeuner séduisant au buffet de la gare
des Bénédictins, nous pouvions découvrir à
bord du train touristique les quartiers historiques
de la ville : la place du Présidial et ses édifices
publics et privés des XVII, XVIII et XIXème
siècles, le quartier de la Boucherie existant depuis
le XIIème siècle, la rue Jean-Jaurès bordée
d'immeubles Art déco etc.


Assiette porcelaine ancienne oiseau paradis
















La journée   se terminait par la visite de la
manufacture Bernardaud, fleuron de la
porcelaine de Limoges. Intégrée au groupe
Bernardaud depuis 1986, l'ancienne Manufacture
Royale est, à elle seule, un petit morceau
d'histoire de France. En rééditant à l'identique
des pièces originales des XVIIIème et XIXème
siècles conservées dans les musées, Bernardaud
contribue à la préservation d'un savoir-faire
associé à un patrimoine extrêmement riche.
Du modelage au décor final, multiples sont
les savoir-faire indispensables pour obtenir
blancheur, finesse et translucidité, qualités
qui fondent la renommée internationale du produit.








2017-08-11

L'EVEQUE HILAIRE DE POITIERS

       En partenariat avec les Récréations Châtelaines

                           Conférence le 22 mai
               par Mme Monique Béraud, historienne

Entre histoire et récits hagiographiques, la haute figure
de saint Hilaire de Poitiers mérite d'être connue.
Né d'une famille de l'aristocratie locale, il fait de
brillantes études et se convertit vers 345. Quelques
années plus tard, il est acclamé évêque de la ville.
C'est alors qu'il prend le parti d'Athanase d'Alexandrie
qui s'oppose à l'hérésie arienne défendue par l'empe-
reur Constance. Cela vaut à l'évêque poitevin un
exil de six années en Phrygie pendant lesquels il
rédige les douze livres de son oeuvre majeure, le
De Trinitate. De retour à Poitiers vers 360, après
la mort de l'empereur, Hilaire impose peu à peu la
théologie trinitaire aux évêques gaulois.